Après notre séjour vosgien, Clément et moi-même participions les 09 et 10 juin à…

…la Cyclomontagnarde d’Annecy*. Une randonnée à travers les Alpes de plus de 200km entre Annecy et Samoens. Les plus courageux pouvaient la réaliser en 1 jour mais l’immense majorité a opté pour la formule sur 2 jours avec étape à Samoens et transports des bagages/hébergement géré par l’organisation. Nous avons opté pour la formule 2 jours avec un hébergement géré par nos soins à Verchaix.

Annecy – Samoens : 125kms et de belles grimpettes

Départ d’Aix les Bains où nous logions, à 7h pour un lancement sur les routes de Savoie à 08hoo à Annecy. Joli succès de la randonnée avec pas moins de 1100 participants. Cette première journée nous promet 125 kms avec un D+ de 2400m.
Dès les premiers kms ça grimpe avec une belle bosse à Dingy avant d’attaquer le col de St Jean de Sixt (400m de D+) et nous voilà à La Clusaz, lieu du premier ravito au km 36. Il fait un temps superbe et ce sera le cas tout au long du week-end pour notre plus grand plaisir. 
Les ravitaillement sont bien organisés et les étales bien fournies en nourriture (fruits secs, bananes, oranges, pâtes de fruits…et reblochon !) et boissons (eau, café, thé…). Les niveaux refaits nous voilà repartis pour la première grosse difficulté de cette rando avec le col des Aravis, et sa pente à 6% de moyenne sur 7 kms. L’organisation nous a réservé quelques passages par des petites routes afin d’éviter la circulation et cela rend le dénivelé parfois très irrégulier… mais nous sommes là pour souffrir ! A noter que l’ascension nous a permis de profiter des magnifiques pâturages fleuries en cette saison, de quoi oublier notre fatigue musculaire. Le col gravit c’est avec joie que nous retrouvons nos épouses et prenons la pause devant le panneau nous indiquant l’altitude de notre ascension. 
Descente sur Flumet puis virage gauche sur Megève et une belle bosse avant le 2eravito du midi à Domancy. Nouvelle pause avec nos compagnes qui nous mettent en garde sur ce qui nous attend, une ascension très raide. Domancy, cela n’évoque peut être rien pour les plus jeunes mais petit rappel : 1980 notre blaireau national Bernard Hinault était sacré champion du monde à Sallanches après avoir gravi à 20 reprises cette côte de 2,7kms à 12,6% de moyenne avec des passages à 17% ! Les nombreux panneaux et inscriptions sur le sol sont là pour nous remémorer ces moments qui ont fait l’histoire de notre sport.
Nous avalons toutefois cette côte sans trop de souci (nous n’avions qu’à le faire une seule fois après tout !) puis nous arrivons en haut au 85e km. Les jambes tournent bien, restent alors le col de Châtillon et la montée sur Samoens notre ville étape. Nous gravissons cette dernière ascension à allure soutenue et régulière en compagnie d’un compagnon de route du club de Pantin. A noter sur le parcours la vue sur une splendide cascade à flanc de montagne, juste superbe… Pointage à Samoens et direction notre Airbnb (en voiture, car 5 kms de plus à 8%…), un appartement dans un superbe chalet à Verchaix, avec des hôtes très sympathiques et une vue à couper le souffle.

L’épouse de Clément et la mienne nous ont suivi tout au long du parcours ce qui nous a fait beaucoup de bien. Désormais il s’agit de récupérer en vue de la dure étape de prévue le lendemain.

Samoens – Annecy : Joux Plane, l’épouvantail

Un bon repas ,une bonne bouteille de Lalande de Pomerol 2015 et une bonne nuit de repos plus tard, nous repartons à 7h45 (pour 110kms)
à l’assaut de Joux-Plane, un col HC bien connu du tour de France. La descente de 5 kms et les quelques hectomètres de plat avant le pied de l’ascension nous dénouent les muscles ce qui n’est pas du luxe car les 12 kms qui nous attendent sont durs : 1000 m de dénivelé avec des passages à 14%.
Une chaîne continue de cyclos telle un chapelet qui n’en finit pas va émailler notre montée qui pour moi va durer 1h06 et un peu moins pour Clément qui franchira le sommet trois minutes avant (pour la petite histoire le record de la montée appartient à Damiano Caruso en 35mn et 26 secondes). Une ascension avalée goulument car seulement 3 cyclards nous ont doublé quand bien même nous en avons doublé des 10 aines (excellent pour le moral J).
Les traditionnelles photos en haut du col et nous voilà repartis dans une légère descente suivie d’une petite remontée sur quelques centaines de mètres.
Le paysage est magnifique avec une vue sur le Mont-Blanc à couper le souffle…juste au moment où nous en avions besoin…
S’ensuit une plongée sur la station de Morzine où quelques illuminés semblent vouloir établir des records de vitesse Strava… puis le col des Gets où le contrôle de ravitaillement nous attend. Le soleil commence à chauffer, nous refaisons les niveaux et prenons la direction de Taninges pour attaquer le col de Châtillon (dans l’autre sens). Clément me dit que le stage vosgien lui a été bénéfique car il avale les bosses sans ciller.

Nous arrivons alors dans la phase la plus plate de notre parcours qui ne nous laisse cependant que peu de répit car nous entreprîmes de rouler en compagnie d’un cyclard nous ayant rattrapé dans le descente du col. C’est donc à vive allure que nous entamons l’ascension vers St Laurent depuis St Pierre en Faucigny. Une montée que nous avalons rageusement en compagnie de 2 comparses, elle ne présente pas une grosse difficulté en terme pourcentage mais elle fait tout de même plus de 200m de D+ ! C’est donc tout fier de notre ascension que nous atteignons alors le 2e point de contrôle de la journée où un repas a été préparé pour les coureurs (crudités, fruits, jambon, pommes de terre et clafoutis…miam). L’occasion bien méritée de voir une dernière fois nos épouses sur le parcours.

Le repas avalé, un café et c’est reparti pour le dernier rush vers Annecy où nous attendent encore quelques difficultés comme le col des Fleuries (beaucoup plus dur de ce côté que du côté Thorens Glières celui par lequel nous l’avions gravit l’an dernier) ou le col de Frettalaz avec quelques passages très raides… Nous profitons à fond des derniers km sous un ciel qui se couvre peu à peu.

Le retour à Annecy nous donnera même l’occasion de recroiser notre comparse de Pantin et de lui souhaiter une bonne continuation sur les routes d’Ile de France qui nous semblent après ces intermèdes vosgiens et alpins bien moins attractives…

La cyclo-montagnarde, une expérience à renouveler !

Le bilan de ces 2 jours dans les Alpes est clairement positif, de belles grimpettes de beaux paysages et des souvenirs plein la tête mais surtout le plaisir d’un père qui partage une passion avec l’un de ses fils.

Un grand merci à nos épouses sans lesquelles la fête n’aurait pas été complète.

Un mot de l’organisation : pas de point noir, un bon fléchage, des bons ravitos, des routes sympas (difficile, quand il faut faire avec un trafic routier important dans une région très touristique).

Voilà j’espère avoir donné l’envie à certains (nes) d’y participer une année prochaine.

Bien amicalement

*A noter qu’il existe par ailleurs 3 autres Cyclo-montagnarde (Jura, Auvergne, Pyrénées)

Voir en ligne : Et le lien vers toutes les photos :

 

Thierry, Clément Levesque

 

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