dimanche 5 mars 2017
par  Yves DANIELLOU

 

J’y vais, j’y vais pas ??? Telles étaient mes pensées à 7 heures du matin à l’heure d’enfourcher mon vélo. J’ai consulté différents sites météo sur internet et à la télé, tous très pessimistes à l’exception de CNews qui nous annonçait la pluie en fin de matinée, et j’ai préféré retenir cette dernière option, que j’ai regrettée par la suite.

A 7 h 30, je suis arrivé au point de départ à Saint-Michel-sur-Orge et à ma grande surprise, pas un seul vélo contre les barrières. Idem à l’intérieur à l’exception des membres organisateurs. Dix minutes plus tard, Philippe arrivait. A l’heure où nous partions, Thomas Caussé, Frank Humblot et Christophe Allyre arrivaient. Il va de soi que nous ne les avons pas attendus malgré leur demande, nous ne jouons plus dans la même cour. Alain Biron, qui a dû arriver avec eux, a préféré prendre nos roues.

Si le vent ralentissait notre progression, nous ne savions pas que nous mangions notre pain blanc, nous avancions à notre rythme sans puiser dans nos réserves, par petits relais, et dans la traversée d’Avrainville, nous avons été doublé par le trio ci-dessus nommé qui filait bon train et nous a laissés sur place, malgré une parole d’encouragement de l’un d’eux nous invitant à prendre leurs roues. Et bien vite, nous les avons perdus de vue.

Jusqu’au pied des Emondants, ce fut une sortie normale ; certes, il y avait du vent mais nous étions quand même dans la vallée et il était supportable. Et c’est dans cette bosse que les premières gouttes de pluie firent leur apparition, vite transformées en pluie abondante froide, et quand nous sommes arrivés en haut des Emondants, nous sommes tombés sur un vent de face avec une pluie qui nous cinglait le visage. Philippe m’a dit dans la bosse qu’il allait bâcher dans le haut, et les conditions étaient telles que je ne me suis pas arrêté. J’ai peut-être levé le pied, mais m’en suis-je rendu compte, je ne sais pas, j’avais assez à faire à lutter contre la nature « déchaînée ».

Dans la traversée d’Etrechy, j’ai été doublé par un quatuor que j’ai retrouvé au contrôle de Villeneuve-sur-Auvers, et peu de temps après, Philippe arrivait, seul, sans Alain Biron. Quelques petits conciliabules avec Philippe, qui me confirme vouloir continuer sur le 110. Nous étions déjà complètement trempés. Bravo à lui d’avoir persévéré dans son engagement, car peu après le contrôle, le 110, qui partait sur la droite, exposait les participants à un vent tempétueux de face et une pluie toujours aussi froide et cinglante. Il a dû en baver.

Personnellement, je n’ai même pas continué sur le 70 qui continuait tout droit à cette même bifurcation en direction de Boissy-le-Cutté, j’ai préféré prendre à gauche et descendre par les Poupettes pour rentrer chez moi par la route la plus directe, sans passer par la case départ. Ma crainte était de crever, car je me demande si j’aurais pu réparer.

A 10 h 50, j’étais chez moi et après m’être bien essuyé, je suis parti me coucher pendant une demi-heure pour me réchauffer.

Cet après-midi, j’ai démonté les pneus. La roue Aksyium était pleine d’eau, la Ksyrium quasiment sèche.

Sortie qui restera quand même dans les mémoires, dans le sens négatif.

 

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