par  FranckGilles 

Amicale Cyclo Savigny sur Orge,

CR de cette belle sortie au long cours

Ce Boulogne-Chateauneuf a été un très bon cru. Et pourtant, au départ, nous n’en menions pas large. En effet, notre quatuor partait un peu dans l’inconnu avec un gros déficit de kilomètres, l’absence de grosses distances pour Thierry, Philippe et moi. De plus, Clément, le fils de Thierry, qui n’avait jamais dépassé 130 bornes !

Je me gare à l’endroit indiqué par l’organisation et retrouve Philippe avec qui nous faisons les quelques kilomètres jusqu’au départ. Tout le monde se retrouve vers 6h30 pour l’inscription où l’affluence me semble faible. Nous aurons une voiture suiveuse conduite par la femme de Thierry – merci à elle – ce qui nous a permis de partir bien couvert en sachant que nous pourrions nous dévêtir au fur et à mesure de la journée.

L’impatience légendaire de Philippe mais surtout sa crainte de la distance et de ne pas suivre notre rythme le feront partir alors que les Levesque ne sont pas totalement prêts.

Départ vers 6h50 et nous commençons par la longue montée vers Versailles ponctuée de feux mais comme il est tôt nous ne sommes pas trop ralentis. La température est bien fraîche mais rien à voir avec dimanche dernier. En revanche, la pluie de la nuit a détrempé les routes ; du coup, nos vélos finiront dans un sale état !

Ce premier tronçon, qui nous amène aux étangs de Hollande, passe par la vallée de Chevreuse et n’est pas de tout repos avec ces 450 m de D+ et 45 kilomètres. Dans les bosses, nous montons tranquillement chacun à notre main et nous regroupons à chaque fois. Notre trio revient sur Philippe juste au moment où ce dernier descend de son vélo au premier ravitaillement. Nous profitons de ce dernier pour nous restaurer et pour enlever une couche en haut et changer de gants.

Désormais, direction Chateauneuf. Nous commençons par la traversée de la route forestière qui est dans un triste état. Elle est nettement plus facile dans ce sens néanmoins. Dès la sortie de la forêt, le vent faible est favorable et nous fait avancer rapidement. Après la bosse de Villemeux sur Eure, vers le KM70, nous nous retrouvons sur les plateaux de la Beauce et Clément donne des premiers signes de fatigue alors que nous roulons avec Andrésy après être revenu sur eux. Philippe reste accroché au groupe tandis que Thierry et moi restons assister Clément. A ce moment, je ne donne pas cher de sa peau avec le vent défavorable du retour et la fin de parcours très accidenté.

A 10 kilomètres du ravitaillement, j’accélère et revient sur Philippe. Nous faisons notre pause technique technique traditionnelle juste avant le ravito KM 110 et voyons arriver nos deux compères. Nous déjeunons dehors avec notre accompagnatrice sans trop nous refroidir.

Pour la traversée de la Beauce, nous roulons avec Andrésy mais il n’y a pas beaucoup de volontaires pour prendre des relais dans le vent devenu défavorable. ça fait rager Thierry mais je pense tout simplement que les cyclos ne pouvaient pas en prendre. Je ne ménage pas ma peine comme Thierry et un ou deux cyclos d’Andrésy qui ne font que 110 kilomètres en fait.

Philippe et Clément restent sagement au fond de la classe même si Philippe pointe le bout de son nez deux ou trois fois. Cette partie aura bien usé les organismes mais ce n’est pas fini car la traversée de la route forestière dans l’autre sens fera bien mal avec ces nombreux coup de cul. Je me retrouve seul devant dès la première bosse et continue quelques kilomètres en solo. J’attends mes compères juste avant le ravitaillement. La température est monté et le soleil fait son apparition.

Il ne nous reste plus que 55 kilomètres mais le triptyque 17 tournants / Port Royal / L’homme mort est dans tous les esprits. Clément commence à retrouver le moral en voyant de panneaux de signalisation qui lui indique un retour en terre connue. Nous traversons la superbe route des Vaux de Cernay avec le bosse de l’Abbaye puis le début de la vallée de Chevreuse où, à Dampierre, nous attaquons les 17 tournants avec 180 kilomètres dans les jambes. Autant dire que personne n’a fait d’étincelles ! A peine en haut, nous replongeons pour monter Port Royal au KM 185. Thierry monte devant, je le suis à quelques encablures et plus loin, Clément essaie d’accrocher les roues de Philippe.

10 kilomètres de plat et une descente plus loin, nous nous retrouvons au pied de l’homme mort, juge de paix de ce parcours ! Elle est longue après 200 kilomètres mais me semble moins difficile qu’une fois où j’avais bien coincé. En haut, nous savons que c’est gagné et finissons notre parcours dans la traversée urbaine de Chaville et Sèvres.

Philippe file directement à sa voiture tandis que nous nous retrouvons à l’arrivée où Thierry félicite son fiston et Maman semble fière également. 212 kilomètres, un peu plus de 8 heures de selle et 1633 m de D+, au final, une sacrée sortie de guerriers. Le parcours est nettement plus exigeant que le 200 de Longjumeau avec un premier et un dernier quart bien accidentés et un des deux quarts du milieu où le vent est souvent de la partie.

Un très grand bravo à Clément qui a serré les dents pendant 140 bornes démontrant une sacrée force mentale surtout en sachant qu’il y avait une voiture suiveuse qui lui tendait les bras. Philippe qui craignait cette première longue sortie l’aura fait très sagement avec sa grande expérience de ce type de sortie. Thierry a été bien de bout en bout et m’a bien aidé à faire avancer le groupe. A titre personnel, je n’ai pas ménagé mes efforts et ai pu monter les bosses tranquillement pour garder un maximum de jus.

Côté résultat, 185 participants sur le 200 et un peu plus de 200 sur le 110.

Nous devrions avoir quelques photos de notre groupe en action grâce à notre suiveuse !

Franck

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