lundi 20 mars 2017
par  Franck

 

Alors, on va dire que que c’est le compte-rendu du groupe 1 puisque, finalement, il y a eu deux groupes. Au départ (très peu avant 7h), nous sommes 7 à partir de Longjumeau pour le premier 200 de la saison : Thomas, Thibaud, Philippe, Gilles, Bertrand, Thierry (avec a voiture suiveuse), Jean-Claude Gautrin et moi.

Un départ très classique pour les saviniens aves les montées de Villejust et du Déluge. A chaque fois, ces bosses créent des écarts mais ça se regroupe en haut. A partir de là, c’est direction Sud-Ouest jusqu’au km 62 et la ville de Béville-le-Comte. Nous nous faisons rattraper par un groupe mixte (VCBS, Le Perreux, …). Ça roule assez fort mais nous prenons le train en marche. C’est une superbe opportunité car nous avons le vent pleine face lors de ce premier tronçon. A la faveur d’un faux-plat, Philippe décroche. Nous discutons entre saviniens : que faire ? Ce groupe, c’est l’assurance de pouvoir rouler certes rapidement mais abrité et de l’autre. Philippe nous ayant souvent dit qu’il préférait rouler à sa main et sachant qu’il y avait du monde derrière, nous restons dans le groupe. Ça roule fort dans ce groupe constitué au moins de 40 cyclos !! et chacun s’accroche. Nous nous apercevons que Thibaud et Gillles ont décroché au pointage de Béville-le-Comte. Les suiveurs de Thierry nous informent qu’ils sont loin mais groupés (nous voilà totalement rassurés).

Dans les 50 kilomètres qui nous séparent de Cherisy, les saviniens montent petit à petit au créneau (Thomas, Bertrand et moi). On ne quittera pas les 6/7 premières places du groupe et on assurera de nombreux relais (d’ailleurs, il n’y avait pas beaucoup de volontaires). Nous sommes toujours aussi nombreux : une trentaine peut-être ? Thierry reste « sagement » dans le paquet. A Cherisy (29.8 de moyenne à ce moment), le repas sera pris rapidement car la température est fraîche et on se refroidit assez vite. Radio Savigny nous informe que notre trio à l’arrière roule toujours groupé.

Il ne nous reste « plus » que 90 kilomètres et le vent sera désormais avec nous en majorité. La bosse qui suit le ravito nous réchauffe bien. Je profite de la digestion de mes compères pour prendre la direction des opérations (nous sommes repartis à 4 puis un cinquième de Nozay qui restera avec nous jusqu’à la fin). Avec le vent, c’est du bonheur ! Le compteur (que je ne vois pas car j’ai la trace sur le Garmin) descend rarement en dessous de 40 ! Petit à petit, nous revenons sur un groupe d’Orléans (un couple et un gars costaud qui sont accompagnés d’un fidèle des 200 – Yves qui connait bien notre Didier national !).

Dans le massif de Rambouillet, les bosses font des dégâts par l’arrière et Thomas commence à sortir du bois. Thierry monte à sa main et Bertrand, un peu en retard dans sa préparation par rapport à l’an dernier, commence à payer. En haut de chaque bosse, je les attends pour les ramener. Juste avant les Bréviaires, le scénario se reproduit mais nous prenons un feu et on roulera à 4 (Thierry, Bertrand, Marc (Nozay boy)) jusqu’au pointage de Cernay. Ça ne cause pas beaucoup au fond de la classe, j’ai l’impression que mes compères sont un peu dans le dur !

Dans le dernier tronçon, Thomas s’échappera à chaque bosse mais nous reviendrons à chaque fois (une hésitation de sa part à un carrefour, plusieurs descentes où nous revenons à chaque fois ou à la régulière sur le plat). Nous ferons une petite erreur de parcours et rattraperons la trace au pied de Roussigny. Roussigny, la folie Bessin et c’est gagné. Les sourires apparaissent sur les visages ! On aurait dû faire des tours de rond-point car on finit avec 199 km !!
A l’arrivée tout le monde est radieux et on se tape dans les mains car on a vraiment fait une belle sortie (Thierry s’est bien accroché et a montré un sacré courage, Bertrand a bien puisé dans ses réserves et il pensera à cette sortie lors de son ironman, Thomas « relativement » discret pendant les 150 premiers s’est éclaté dans le final).

Je bats mon record de l’année dernière sur la Monticyclo (30 pile de moyenne) avec 199 km, 1282 m de D+ et une moyenne de 30,1 km/h. Personnellement, j’ai eu des jambes assez incroyables tout au long de la sortie et pas de coup de mou comme l’année dernière vers le km 175 (je pensais payer ma débauche d’effort à un moment mais finalement, c’est passé !).

Notre trio nous donnera des nouvelles à son arrivée avec une belle sortie aussi que ne manquera pas relater notre Gillou.

 

Commentaires

lundi 20 mars 2017 à 08h29 – par  Yves DANIELLOU

Impressionnant votre 200 ! Et je ne regrette pas d’avoir fait preuve de sagesse en refusant vos sollicitations d’y participer. Finalement, le scénario est toujours le même d’une année sur l’autre. On part groupés, on est rejoints par des pelotons plus costauds, on prend leurs roues et le groupe éclate. C’est du classique.

lundi 20 mars 2017 à 09h03 – par  Gilles

Oui Yves un peu frustré du comportement des quatre membres de l’ACS devant, alors qu’il était prévu de rouler tous ensemble départ arrivé, en plus nous pouvions redémarrer ensemble après Cherisy, ils préfèrent partir avant nous prétextant qu’ils ont froid, ils pouvaient rentrer dans le bar au chaud ! Mais bon ! comment changer l’état d’esprit quand l’on s’aperçois que la performance est au bout ? Notre trio à rouler de concert et une moyenne de 27.2 km/h à l’arrivé ce qui veut dire et je me répète que l’on pouvait rester ensemble :) Notre CR GR2 à suivre bientôt…

lundi 20 mars 2017 à 09h44 – par  Franck

Grâce à la voiture suiveuse, nous savions que vous étiez groupés. On était donc un peu rassurés. A Cherisy, ils nous ont dit que vous étiez loin derrière donc nous sommes reparti sans vous attendre parce qu’on avait effectivement froid (Thomas avait les lèvres violettes !!).

Ce sont les circonstances qui font la sortie aussi. Sur un 200 avec du vent, nous avions la possibilité de rester au chaud dans un groupe, j’ai hésité (discussion avec Thibaud notamment) mais à ce moment, seul Philippe était derrière et je connais trop l’animal pour savoir qu’il préfère souvent rouler à sa main en petit groupe voire à rouler en solo. Thibaud et toi étiez dans le groupe sans problèmes et je ne vous ai pas vu décrocher.

Décrocher, c’était aussi prendre le risque de se retrouver isolés et donc de se prendre le vent sans savoir les conséquences sur le long terme (l’année dernière, j’ai payé pendant 30 bornes). Je pense que Philippe avait largement les cannes pour rester dans le groupe ce qui nous aurait permis de rester effectivement ensemble.

Le principal, c’est que tout le monde se soit fait plaisir ce qui a été le cas pour nous 4 en tous cas au vu des visages radieux à l’arrivée et de l’ambiance dans notre groupe tout au long de la sortie.

lundi 20 mars 2017 à 11h16 – par  Gilles

Et bien dans ce cas ! c’est ne n’est pas la peine de dire par SMS et au départ que l’on reste groupés tout simplement, « no commet » tu restes sur ta position et moi sur la mienne ! Et j’ai beaucoup de crainte pour Annecy si tu as un comportement comme cela ? Vue la différence de niveau avec André Cazals et d’autres, il va falloir bien définir les groupes au départ de chaque étape et se tenir à ce que l’on dit !

lundi 20 mars 2017 à 14h57 – par  Franck

Tes propos sont très durs et me touchent beaucoup surtout venant de quelqu’un qui me connait plus que beaucoup d’autres…

J’ai l’impression d’avoir laissé quelqu’un en galère derrière alors qu’on a pris des nouvelles de vous trois à chaque arrêt (on vous savait ensemble et on était rassurés) et que j’ai passé la sortie à aider autant que je le pouvais mes compères.

lundi 20 mars 2017 à 15h52 – par  Gilles

Je te présente toutes mes excuses si je t’ai blessé ! Ce n’était pas le sens de mes propos, moi j’étais entièrement d’accord avec Thibaud comme ont avait roulés ensemble le jeudi, que vous fassiez le GR1 devant avec Thomas et Bertrand.
Tu m’avais confirmé par SMS que tu voulais resté avec nous la veille ? bon écoute ce n’est pas grave ! Mais Philippe était bien content que l’on soit avec lui, car au retour après Cherisy plus de groupe, nous avons roulés en trio tout le retour, À bientôt…

lundi 20 mars 2017 à 16h30 – par  Daniel Clerc

Comme toujours, pour comprendre, il faut se mettre à la place des autres !

Franck, ta motivation, très importante à l’heure actuelle, est de te prouver que tu es un cycliste capable de rouler à 30 sur les longues distances !

Pour Gilles, c’est le groupe qui prédomine !

L’antagonisme fait partie de notre vie !

lundi 20 mars 2017 à 17h18 – par  Thibaud

Je pense que cette polémique n’est pas vraiment utile. En fait, il s’agit simplement de reconnaître que nous ne pouvons pas tous rouler ensemble surtout sur 200kms et que faire deux groupes a du sens.

Personne n’est vraiment resté isolé (même si cela aurait été le cas si Gilles et moi avions tenté de nous accrocher au train plus longtemps car Philippe aurait probablement roulé seul sur une bonne partie du parcours) et les deux groupes semblent contents de leurs parcours respectifs.

Pour ma part, j’ai pris plaisir à rouler avec Philippe et Gilles et je n’ai aucun problème (mais Gilles non plus en fait) à ce qu’il y ait eu un groupe plus fort devant (tout comme je suis parfois content de pouvoir rouler devant, il faut que tout le monde puisse se faire plaisir).

Toutefois, comme le souligne Gilles, cela veut dire qu’il faut que nous réfléchissions sérieusement à notre organisation à Annecy (mais il y a largement le temps pour y penser) car il faudra que là-bas aussi tout le monde puisse se faire plaisir.

Thibaud

lundi 20 mars 2017 à 19h29 – par  Yves DANIELLOU

Gilles, il est dommage que Frank ait laissé entendre que vous alliez rouler ensemble tout au long du trajet alors que son niveau de performance est supérieur à la majorité d’entre nous. Hormis cette erreur de communication, on ne peut pas l’incriminer. Pris dans le feu de l’action, il a eu une réaction normale, il a pris des roues, il a cherché à s’abriter, mais je crois qu’il s’est quand même inquiété de savoir ce qui se passait à l’arrière. Sur toutes les longues distances, il est courant d’être confronté à ce type de comportement. Tu ne peux pas demander de rouler en dedans à des collègues qui ne demandent qu’à rouler à leurs mains et ce serait même plus fatigant pour eux de lever le pied. Regarde comme Thomas est heureux de la réussite de son premier 200, ça fait plaisir à lire.

lundi 20 mars 2017 à 19h36 – par  Gilles

Bien sur Yves ! Je l’entends bien ainsi. C’était sur le principe.
Bon ! fermons le débat.

lundi 20 mars 2017 à 19h53 – par  Franck

Tout ça pour se faire payer une biere a Annecy ! Sacré Gillou ! J’ai presque cru qu’il était fâché pour de vrai et ça m’aurait peiné…

sinon je n’ai rien a me prouver. Le velo est un sport qui rend humble. Ma seule motivation c’est de prendre du plaisir sur mon velo a 15, 30 ou 50 a l’heure, en bonne compagnie et de profiter de nos belles campagnes. Apres il est vrai que je suis content de l’aspect performance mais ce n’est vraiment pas la priorité

La où je rejoins Gilles et Thibaud : la question mérite d’être posée pour l’organisation d’Annecy avec 15 cyclos pour être sur que 1) tout le monde prenne du plaisir 2) s’assurer que personne n’est tout seul. Je suis ouvert a toute proposition

lundi 20 mars 2017 à 20h34 – par  Gilles

Ah ! Ah ! D’accord pour la bière Franck, mais c’est moi qui paye 😉 Pour Annecy il faut absolument que chaque groupe est au moins la trace soit GPS ou papier, à suivre…

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